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SOUTENANCE DE THÈSE - Elisabeth Godbout

« La représentation sociale des juges et des experts concernantle meilleur intérêt de l’enfant dont la garde est contestée»

 

Membres du jury:

Claudine Parent

Directrice de thèse

École de service socialUniversité Laval

 

Marie-Christine Saint-Jacques

 

 Codirectrice de thèse

École de service social

Université Laval

Michelle Giroux

 

Professeure titulaire

Faculté de droit, Université d’Ottawa

Danielle Nadeau

 

Chercheure d’établissement et professeure associée

Centre jeunesse de Québec  -Institut universitaire

École de psychologie et École de service social, Université Laval

 

Francine Cyr

 

Professeure titulaire et examinatrice externe

Département de psychologie, Université de Montréal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La soutenance sera sous la présidence de Monsieur Patrick Villeneuve, directeur du programme de doctorat et professeur à l’École de service social, Université Laval.

RÉSUMÉ

C’est sur la base du principe flou et indéterminé du meilleur intérêt de l'enfant (MIE) que les juges de la Cour supérieure et les experts qui produisent des évaluations psychosociales doivent en arriver à faire des recommandations ou à prendre des décisions concernant la garde et les droits d’accès d’enfants issus de familles aux prises avec de hauts conflits de séparation.

Or, certains sujets relatifs à la garde des enfants dont les parents sont séparés sont porteurs de débats sur les plans social, scientifique et juridique puisqu’ils font s’opposer différentes écoles de pensée. Les juges et les experts doivent néanmoins prendre position afin de trouver la solution respectant le mieux l’intérêt de l’enfant.

Cette recherche de nature qualitative menée auprès de 27 répondants, soit 11 juges de la Cour supérieure du Québec et de 16 experts (travailleurs sociaux et psychologues) vise à mieux cerner les contours du MIE dans un contexte de séparation hautement conflictuelle en étudiant leur représentation sociale de ce principe. L’analyse des données recueillies permet de mettre en évidence les caractéristiques des séparations dites hautement conflictuelles : enfant se retrouvant au cœur du conflit, conflit chronique et persistant, absence de communication entre les parents, etc. La définition spontanée du MIE dans un contexte hautement conflictuel et l’exploration des débats perçus autour de la notion de MIE font émerger les principes qui organisent la représentation sociale du MIE, soit la continuité dans la vie de l’enfant (le statu quo ou le maintien des liens avec les deux parents), la protection et l’autonomie.

Les résultats obtenus lors de l’analyse des prises de position sur des débats concernant le MIE montrent que le principe central dans le discours des répondants est la continuité de l’accès aux deux parents. Par ailleurs, l’analyse comparative du discours des répondants ne révèle pas de variations marquées selon leur insertion sociale (genre, catégorie professionnelle et niveau d’expérience) à l’exception des prises de position sur la stabilité de l’enfant et sur le poids à accorder aux préférences des adolescents, débats sur lesquels il existe des différences entre les juges et les experts.

Date et heure
Lundi 15 décembre 2014 à 9 h 30

Lieu
Local 3470 (salle du conseil) - Pavillon Charles-De Koninck